
Un piano qui pétille, une voix mutine, et un swing virevoltant.
Bienvenue dans le monde parallèle de Lili Ster.
Un univers féminin gorgé de mélancolie positive, débordant de vie et
d’envie, de recoins sombres et de plaines ensoleillées, où tout n’est
que zigzags rythmiques et faux plats mélodiques. Femme enfant et femme
de tête, la Parisienne enrobe sa voix acidulée sur des textes acides,
qui sont autant de tranches de vie d’une fille d’aujourd’hui
Si le jazz et le blues charpentent son répertoire musical, c’est le groove envoûtant de Bessie Smith et Nina Simone
qui stimule très tôt la créativité de Lili Ster. Avec le piano, comme
complice de toujours. Un instrument à la richesse harmonique immense,
qu’elle a remodelé à son envie : longtemps dans les rails du
Conservatoire, Emilie en a cassé les codes et les carcans classiques
rigides, pour n’en garder que la moelle : l’émotion, plus que la
prouesse technique.
Lili Ster est intensément active sur scène, jouant de son instrument et de son corps, quitte à martyriser quelques pianos fatigués.
L’auteur compositeur-interprète aime plus que tout travailler la
matière, et trouver les petits ingrédients qui vont donner à ses
compostions un goût unique. Lili Ster reprend « Relax », le tube platiné de Mika,
qui éteint alors la boule à facettes pour ne plus s’éclairer qu’à la
bougie. Un intimisme troublant, qui palpite doucement tout au long de
ce premier disque, aux promesses immenses